Le nom officiel est Sainte-Marcelline-de-Kildare. On pourrait aussi bien dire Radstock, le nom porté par le bureau de poste local entre les années 1865 et 1912, ou encore Le Petit Moulin, nom donné à l’endroit et reconnu par les Postes Canadiennes jusqu’au 1er mai 1936, alors que le nom se transforme en Sainte-Marcelline-de-Radstock. C’est depuis le 1er novembre 1965 que l’on dit Sainte-Marcelline-de-Kildare.  Ces divers noms résument un peu l’histoire de la paroisse. Le mot Radstock est celui d’un village de Somerset en Angleterre et fait allusion aux origines protestantes et anglophones de l’endroit. Le Petit Moulin désigne la présence autrefois de nombreux moulins à scies à farine et à cardes sur le territoire de la paroisse. Il y eût 5 moulins à scie, 3 moulins à farine et 1 moulin à cardes. Rien d’étonnant que l’endroit ait été nommé, entre 1912 et 1936 Le Petit Moulin, nom très joli d’ailleurs évoqué par le moulin miniature, près de l’église.

 

Les deux dernières appellations de Sainte-Marcelline-de-Kildare et Sainte-Marcelline-de-Radstock réfèrent à la présence d’une petite église bâtie à la fin du siècle dernier. Cette dernière est dédiée à Sainte-Marcelline et elle faisait auparavant partie de la paroisse de Saint-Ambroise.

 

De plus, le territoire fait partie du Canton de Kildare puisqu’il en constitue la partie nord. Cette municipalité a été créée le 1er janvier 1956. C'est à cette époque qu'elle fut séparée de Saint-Ambroise-de-Kildare, tant au point de vue religieux qu’au point de vue municipal et scolaire. Sainte-Marcelline est une paroisse récente mais son territoire est défriché depuis au-delà de 150 ans. 

 

Son territoire représente une superficie de 5 047 acres. Ses limites sont les suivantes : au nord, Sainte-Béatrix; au nord-est et à l’est, Sainte-Mélanie; au sud, Saint-Ambroise-de-Kildare; au nord et au nord-ouest, Saint-Alphonse-de-Rodriguez. Au point de vue relief, Sainte-Marcelline est une région intermédiaire; nous quittons la plaine, mais nous ne sommes pas encore dans la montagne. On n’y trouve pas de cours d’eau important; cependant la Rivière Blanche a autrefois été exploitée pour activer des moulins. On trouve cependant le lac des Français, dont une partie de la superficie est comprise dans Sainte-Marcelline, mais le reste appartient à Saint-Alphonse. Il se nomme ainsi, parce que les pionniers riverains furent d’abord des francophones. En 1837, des gens de Saint-Jacques-de-Montcalm viennent s’y établir pour y faire fonctionner des moulins à scie et à farine. Pour le sciage et la mouture, on disait qu’on allait chez les Français, d’où le nom lac des Français. Il y a aussi d’autres lacs, entre autres, les lacs Grégoire, Morin, Léon et Parc Bleu. L'Étang au centre du village, retenu par une digue qui barre la Rivière Blanche, est un site enchanteur et rappelle l’existence des divers moulins mus par cette rivière.

 

Aujourd’hui, ce sont les gens des villes qui viennent se reposer dans le beau décor naturel. Les gens y sont sympathiques, accueillants et d’esprit fort ouvert. Nul doute que leur voisinage avec des gens d’autres langues et d’autres religions ont contribué à leur donner cette ouverture de cœur et d’esprit.

 

Extraits des recherches du Chanoine, Yvan Melançon, 1971